MJC Millau : une rentrée sous le signe de l’accessibilité et de nouvelles activités
Ce mardi 8 septembre, dans les locaux de la MJC/Créa, l'équipe de la Maison des Jeunes et de la Culture a présenté sa saison 2026-2027 à la presse. Gestion pleine du Créa, accueil du Conservatoire, plus d'une centaine d'activités et des nouveautés, le directeur Hervé Marcillac et les animateurs ont détaillé un programme dense, porté par une conviction, « ne laisser personne au bord de la route ».
Depuis 1997, la MJC (Maison des Jeunes et de la Culture) et le Créa (Centre de rencontre, d’échange et d’animation) vivent étroitement liés, deux vies « imbriquées » souligne le directeur. Cette année, la Ville de Millau confie logiquement à l’association la pleine gestion pleine du Créa et de l’espace Silex, ainsi que l’accueil du Conservatoire à rayonnement départemental. Pour les usagers, la démarche se veut plus simple puisque les équipes MJC à l’accueil du Créa deviennent un interlocuteur unique pour le public.
« Un choix politique », souligne Hervé Marcillac qui assume une mission importante pour la MJC, puisque le Créa est ouvert 74 heures par semaine, du lundi au samedi, de 8 h 30 à 23 h. « Ce n’est pas une mince affaire », reconnaît Hervé Marcillac, qui voit dans cette nouvelle organisation une reconnaissance du rôle joué par l’association et de celui des agents d’accueil.
Plus de 100 activités
Côté activités, la maison conserve une offre particulièrement large, avec plus d’une centaine de propositions et un peu plus de 2 000 adhérents chaque saison. Une quarantaine d’intervenants, salariés, indépendants ou prestataires, ainsi qu’une trentaine de bénévoles participent volontiers à cette programmation.
Certaines activités sont plus prisées que d’autres, malgré cela, la MJC fait le choix de ne pas raisonner uniquement en fonction de la demande ou de la rentabilité. Certaines activités, même si elles sont plus fragiles économiquement sont maintenues, afin de préserver cette diversité qui fait partie de son identité. « Ce n’est pas un catalogue, c’est une proposition », insiste le directeur.
Derrière cette proposition portée par un large projet pédagogique, le maître mot reste l’accessibilité. « Quel que soit son âge, sa catégorie socioprofessionnelle, il faut qu’on puisse pratiquer ici l’activité qu’on a choisie. » Tarifs négociés avec les intervenants, possibilité de paiement fractionné et adaptation de l’organisation participent à cette volonté. La MJC permet également de rejoindre certaines activités en cours d’année, lorsque des places restent disponibles, avec une inscription au prorata des séances restantes.
Pour toutes les activités, nouvelles ou déjà programmées, un cours d’essai est proposé gratuitement, dans la limite des places disponibles. « L’objectif n’est pas seulement de découvrir une activité, mais de permettre à chacun d’en mesurer concrètement les exigences, de voir si elle correspond à ses capacités et à ses attentes, et de conforter ainsi son choix », précise le chef d’orchestre de la maison.
Des nouveautés au programme
Plusieurs professionnels qui avaient pu se libérer mardi sont venus présenter quelques-unes des nouvelles activités de la saison. Dans le domaine du bien-être, Cécile Dorin propose ainsi le Do-In Yoga, tandis que Charlène Viala fait découvrir le Munz Floor. La danse accueille la bachata dominicaine, avec Joseph Sagnes, et un nouveau créneau de Danse libre , animé par Chloé Rivemale. Des propositions qui viennent compléter une offre déjà importante en matière de pratiques corporelles, avec notamment les différents yogas avec cette année une passerelle entre deux mondes avec L’Art indien et le Yoga, le Qi Gong , les claquettes américaines ou encore l’atelier chorégraphique.

La saison fait également une place croissante au numérique. Après le succès de l’assistance numérique, qui permet d’accompagner individuellement les personnes rencontrant des difficultés avec leur ordinateur, leur téléphone ou certaines démarches en ligne, de nouveaux créneaux sont proposés. En plus, Fabrice Desclaux animera également des ateliers d’intelligence artificielle, avec une approche très concrète, allant de la découverte des outils aux précautions d’usage, en passant par la rédaction, l’organisation ou la vérification de l’information.

Pour les enfants, Nathalie Picamoles ouvre Rythmiq & Chant, destiné aux 5-7 ans. Aurélie Vogel propose de son côté un atelier vannerie sur six samedis. L’Analyse filmique et cinématographique, lancée l’année dernière, est reconduite avec Esther Marchandet, tandis que l’école d’échecs, qui avait rencontré un « succès fou » lors de sa première année, poursuit son développement. La MJC s’affilie cette saison à la Fédération française des échecs, avec notamment l’idée d’organiser un tournoi à Millau et de participer au championnat départemental par équipes.
L’Histoire des Arts, activité particulièrement prisée, poursuit également ses différents cycles. La présentation de la programmation aura lieu le mercredi 23 septembre. Parmi les propositions, un cycle de l’association Hespéria s’intéressera notamment à « l’art de bien mourir depuis l’Antiquité ».
Des évènements annuels
Si la MJC reste un lieu d’accueil et d’animations, ses initiatives sont portées au-delà des seuls cours hebdomadaires et s’exportent hors des murs du centre-ville. Le Moto Club Les Griff’s organisera les 19 et 20 septembre la deuxième Montée Classic du Viaduc, qui réunira 105 motos et side-cars de plus de trente ans. La Fête de la Science sera également au programme le 7 octobre, de 14 h à 17 h, autour du thème des « saveurs savantes ».

Les actions jeunesse
Cette logique d’accessibilité se retrouve aussi dans les actions en direction de la jeunesse. Le centre de loisirs 8-12 ans accueille les enfants les mercredis et pendant les petites vacances, avec des activités sportives, culturelles et artistiques et des temps partagés avec les seniors du Foyer Soleil. Les familles disposent désormais d’un logiciel leur permettant de réserver les journées directement depuis chez elles. La ludothèque poursuit ses accueils et l’organisation de la Bourse aux jouets, et développe des interventions dans les quartiers sensibles de la ville.
À l’Espace Jeunes, les 12-17 ans disposent d’un lieu où ils peuvent aussi être force de proposition. Le mercredi, le vendredi soir et le samedi après-midi, les adolescents peuvent participer aux animations, mais également monter leurs propres projets. « Des ados vont venir avec plein d’idées, et nous on est là pour faire en sorte que leur idée soit possible », résume Mohamed Essoufi. Le Pass spectacle jeunesse, qui entame sa 15e édition, proposera par ailleurs une nouvelle saison de sorties au Théâtre de la Maison du Peuple.
Un budget à moitié autofinancé
Hervé Marcillac insiste sur le fait que « l’animation, c’est un vrai métier », précisant qu’à la MJC, le choix des intervenants fait l’objet d’une attention particulière. La structure veille à leurs qualifications, à leur formation, à leur honorabilité, à leur expérience et aux conditions dans lesquelles ils interviennent. Une vigilance qui s’inscrit dans une démarche plus large puisque la MJC est elle-même une structure formatrice.
La proposition globale repose sur un budget d’environ 750 000 euros, autofinancé à près de 55 %, le reste provenant principalement des missions confiées par la Ville, de la CAF et de l’État. Le directeur souhaitait aussi rappeler que toutes les offres de loisirs et d’animation à l’heure actuelle ne reposent pas nécessairement sur le même niveau d’exigence, de contrôle ou d’encadrement, y compris lorsque certaines structures disposent de moyens financiers importants.
La proposition 2026/2027, comme les précédentes, c’est une écriture à plusieurs mains et un exercice d’équilibriste, où se mêlent les dimensions sociales, économiques, politiques, juridiques et pédagogiques. Il faut composer avec les normes et les contraintes, répondre aux besoins du territoire, porter des valeurs éducatives et faire vivre la mission d’éducation populaire dans sa dimension la plus inclusive, sans rogner sur la qualité de l’enseignement ni sur les conditions dans lesquelles les activités sont dispensées.
Maintenir une offre aussi large, dans un contexte où les contraintes économiques, réglementaires et administratives se multiplient, n’est pas chose aisée. Une équation parfois difficile à tenir, qui suppose aussi de faire des choix et parfois de trancher dans le vif, mais qui constitue précisément le projet de la MJC, proposer beaucoup, à beaucoup de monde, tout en veillant à ce que chacun puisse trouver sa place et s’épanouir.
Renseignements et inscriptions à l’accueil MJC/Créa, 10 boulevard Sadi-Carnot, 05 65 60 08 00. Toutes les activités sur mjcmillau.fr
Article publié par Millavois.com, partenaire presse de la MJC de Millau.
